
Foto: OX, Maurecourt, 9. Juli 2011
Immer Dienstags, von Oktober 2011 bis Mai 2012 findet im belgischen Kunstzentrum L’ISELP eine Vortragsreihe über “Kunst im öffentlichen Raum” statt – ich bin am 24. Januar vor Ort: “Par le biais de ce cycle, L’iselp souhaite exprimer son intérêt sur la portée que peut engendrer la présence de l’art dans l’espace public, et faire partager au public ses interrogations, ses préoccupations et ses découvertes dans ce domaine. Dans le contexte socio-culturel actuel, il est important de re-questionner le rôle de l’art public ainsi que les acteurs qui le promeuvent, mais aussi de prêter attention sur les nouvelles formes d’interventions artistiques qui sont intrinsèquement liées à l’espace urbain, à la rue, et qui s’associent à la culture street art, au théâtre, à la scénographie et à la performance. Ce cycle se veut un espace de rencontre avec des invités venant d’horizons variés qui feront part de leur point de vue, de leur pratique et de leur expérience sur le terrain.
Mardi 25 octobre : « Le collectif OUT – Résistance et alternatives » par Bert Theis & Aria Spinelli
Bert Theis (artiste) et Aria Spinelli (curateur) viendront présenter le bureau OUT (Office for Urban Transformation) basé à Milan dans lequel travaillent des architectes, des artistes, des intellectuels, des designers et des étudiants. La fonction de OUT est de créer, en liaison étroite avec les habitants des situations et du matériel visuel pour les associations en lutte, dans la logique d’un urbanisme autogéré.
Mardi 22 novembre : « L’art public, un geste politique » par Pierre-Olivier Rollin
En s’appuyant sur des exemples concrets, Pierre-Olivier Rollin (historien de l’art, commissaire et conservateur de l’espace de création B.P.S.22 à Charleroi) nous aidera à comprendre pourquoi l’art public est un geste politique qui renvoie à des implications sociétales bien plus larges qu’aux seules qualités intrinsèques des oeuvres.
Mardi 20 décembre : “Quand la publicité sort du cadre : entre marketing alternatif et street art” par Bruno Trentini
L’arrivée de nouvelles opérations publicitaires tel le marketing alternatif offre à l’art de rue une concurrence particulière. Les deux actions ne sont pas toujours distinguables l’une de l’autre. Bruno Trentini (enseignant en esthétique et sciences de l’art à l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne) nous expliquera comment cette ambiguïté peut parasiter à son tour l’œuvre d’art en modifiant sa réception.
Mardi 24 janvier : « Hacking urban space – nouvelles interventions, stratégies et tendances » par Alain Bieber
Alain Bieber (critique d’art et curateur) nous fera part d’une variété d’œuvres d’art aux caractères éphémères et souvent anonymes qui éclot dans l’environnement urbain. Ces œuvres à la portée activiste ou simplement ludique détournent ou parasitent l’espace dans lequel elles s’infiltrent avec humour, audace et provocation.
Mardi 28 février : « Citoyens, à vos mémoires » par Jochen Gerz
Artiste pluridisciplinaire, Jochen Gerz (né à Berlin en 1940, il vit et travaille en Irlande) a réalisé de nombreuses performances, des installations, des œuvres photographiques associant le texte à l’image, ainsi que des vidéos. Au cours de ces dernières années, sa pratique s’est de plus en plus impliquée dans l’espace public (il a réalisé notamment dans le cadre de commandes publiques des anti-monuments à Berlin, Hambourg ou Biron), mettant en jeu tant la mémoire collective que la responsabilité du corps social. Jochen Gerz viendra nous présenter une sélection de projets questionnant les thèmes qui lui sont chers. Cette conversation sera co-animé par Philippe Mesnard (Directeur de la Fondation Auschwitz – Mémoire d’Auschwitz et Professeur des Universités UBP, Clermont-Ferrand 2).
Mardi 20 mars: ” Mémoire du futur – De la lisibilité des sites de déchets radioactifs”. Projet d’intégration à Soulaines (Aube, France) par Cécile Massart
Depuis une quinzaine d’années, l’artiste plasticienne Cécile Massart (née à Oeudeghien en 1949, elle vit et travaille à Bruxelles) a centré son œuvre sur la question des sites de stockage de déchets radioactifs en Europe et dans le monde. Des préoccupations aussi fondamentales que celles de l’environnement, de la sécurité, de la mémoire et de l’identification de tels sites sont ainsi adressées au pouvoir politique responsable en ces matières, prenant la forme d’images et d’objets (gravures, photographies, films, installations, éditions,…) ayant pour objectif de faire accepter l’idée de révéler ces lieux en signalant leur présence. Cécile Massart nous parlera donc de son dernier projet en date.
Mardi 24 avril : “Les Nouveaux commanditaires, comment faire oeuvre ensemble ?” par Anastassia Makridou
Médiatrice de l’action des Nouveaux commanditaires de la Fondation de France pour les régions Centre et Bretagne, Anastassia Makridou (historienne de l’art et commissaire indépendante), a accompagné les projets de Tadashi Kawamata, Mémoire en Demeure, 2006 – Saint-Thélo, et de Claude Lévêque, La maison où j’ai grandi à Plougonver, 2007 – Plougonver. Quatre autres commandes sont actuellement en cours en Région Bretagne. Elle nous fera part de son expérience sur le terrain et nous expliquera en quoi consiste son action.
Mardi 22 mai : « Thomas Laureyssens & Marion Fabien : pratiques croisées dans l’espace urbain. »
Thomas Laureyssens a étudié design graphique à Sint-Lukas, Bruxelles. Marion Fabien a étudié sculpture à l’Ensav La Cambre, Bruxelles. Leur pratique artistique est très différente, mais chacun d’entre eux ont fait de l’espace urbain, leur champ d’action, leur source d’inspiration.”